Edition

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En septembre 2019 j’ai eu le plaisir d’avoir une résidence d’artiste organisée par l’association

CHABRAM². C’est pendant ce mois de travail qu’est née la série photographique intitulée Rendez-vous, exposée en octobre 2019 au Centre d’art contemporain de Touzac.
Rendez-vous resurgit en juillet 2020 sous la forme d’un livre en édition limitée créé en collaboration avec L’Atelier IMIS, avec des photographies inédites et une préface de Marie Line Daudin.
Possibilité de l’acheter encore, me contacter via mon e-mail: ihintzachloe@gmail.com
Prix de 9 euros (+ frais d’expédition).
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Ma participation à Intimes, au-delà des territoires de la revue Proximités créée par l’atelier IMIS.
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J’écris beaucoup, mais pour moi seule. Je triture le papier de ces petits signes noirs, prêts à prendre un sens qui ne résonne pas toujours. Mon corps, engourdi de sensations, berce les sens (dans tous les sens!) et couve dans le noir des mots l’espoir d’y voir surgir une lueur.

Je me retrouve donc encore une fois à poser des mots sur mes images qui, parce qu’elles ont leur propre langage, voudraient justement s’en passer. Que je les retravaille ou pas, je fabrique des images avec pour préoccupation constante d’être la plus intègre possible: je vise l’amalgame du fond et de la forme, que je ne distingue pas.

Ce que l’on voit nous enseigne. Voilà pourquoi je veux montrer non l’extraordinaire, mais un ordinaire réinventé. Je pourrais dire que je cherche l’écho de mon état intérieur dans le monde qui m’entoure, c’est vrai, et pourtant je sais que c’est un leurre: au moment où je choisis une image, elle m’a déjà changée. Je suis à l’affût de fragments de réel que je cueille pour en faire les ingrédients constitutifs de mon monde intérieur. Qu’est-ce que j’attends d’une image, au juste? Qu’elle me dise quelque chose dans sa langue silencieuse, visuelle. Qu’elle me questionne, que cette secousse qui décale mon point de vue devienne elle-même un rituel, une habitude pour rompre le confort de l’œil qui à force de voir ne regarde plus. Je veux qu’elle m’accompagne à travers le temps qui transforme tout, qu’elle devienne un témoin et un repère, bien qu’instable. Quand une image me convainc, je la propose aux autres, car je pense qu’elle peut avoir des choses à leur dire aussi.

Je pense que communiquer à autrui les réponses personnelles (qui en art sont d’ailleurs souvent des questions) que nous avons trouvées peut diviser les chances d’un contact sensible mais quand celui-ci a lieu, il est alors intime. Et quand il est intime, c’est comme si on pouvait respirer un instant, contempler l’événement avant de poursuivre: un lien indicible s’est établi, quelque chose a été partagé, bien que toute transmission soit une traduction. D’ailleurs, c’est peut-être mieux ainsi.

 

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