Edition

« Substrats, la forme et le fond » est un livre lié au projet Substrats que je présente en sortie de résidence à L’Atelier IMIS de Montignac (Charente) du 23/04/2022 au 08/05/2022. C’est un livre qui accompagne l’exposition, qui la raconte et la restitue. Il est édité par L’Atelier IMIS.

Pour l’acheter, il suffit d’aller sur le site internet de l’Atelier IMIS ou de me contacter via l’e-mail: ihintzachloe@gmail.com

Prix de 12 euros (+ frais d’expédition).

Mon livre Kronoform est sorti début décembre 2021. C’est un livre de photographies accompagnées des poèmes que l’écrivain et poète Juan Kruz Igerabide a expressément écrit sur chacune d’entre elles. Le livre était à la foire de livres et disques basques de Durango les 4, 5 et 6 décembre 2021 et au Salon du livre de Sare le 10 avril 2022.

Il est en quatre langues et est édité par ZTK liburuak.

Possibilité de le commander sur le site d’Elkar. Le lien ci-dessous: https://www.elkar.eus/fr/liburu_fitxa/kronoform/igerabide-juan-kruz/hargous-ihintza-chloe/9791093099354

Ou bien via mon e-mail:

ihintzachloe@gmail.com

Prix de 24 euros (+ frais d’expédition).

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En septembre 2019 j’ai eu le plaisir d’être sélectionnée pour une résidence d’artiste au Centre d’Art Contemporain CHABRAM². C’est pendant ce mois de travail qu’est née la série photographique intitulée Rendez-vous, exposée en octobre 2019 au Centre d’art contemporain de Touzac.

Rendez-vous resurgit en juillet 2020 sous la forme d’un livre en édition limitée créé en collaboration avec L’Atelier IMIS, avec des photographies inédites et une préface de Marie Line Daudin.
 
Possibilité de l’acheter via mon e-mail: ihintzachloe@gmail.com
Prix de 9 euros (+ frais d’expédition).
 
 
 
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Ma participation à Intimes, au-delà des territoires de la revue Proximités créée par l’atelier IMIS.
 
 
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J’écris beaucoup, mais pour moi seule. Je triture le papier de ces petits signes noirs, prêts à prendre un sens qui ne résonne pas toujours. Mon corps, engourdi de sensations, berce les sens (dans tous les sens!) et couve dans le noir des mots l’espoir d’y voir surgir une lueur.

Je me retrouve donc encore une fois à poser des mots sur mes images qui, parce qu’elles ont leur propre langage, voudraient justement s’en passer. Que je les retravaille ou pas, je fabrique des images avec pour préoccupation constante d’être la plus intègre possible: je vise l’amalgame du fond et de la forme, que je ne distingue pas.

Ce que l’on voit nous enseigne. Voilà pourquoi je veux montrer non l’extraordinaire, mais un ordinaire réinventé. Je pourrais dire que je cherche l’écho de mon état intérieur dans le monde qui m’entoure, c’est vrai, et pourtant je sais que c’est un leurre: au moment où je choisis une image, elle m’a déjà changée. Je suis à l’affût de fragments de réel que je cueille pour en faire les ingrédients constitutifs de mon monde intérieur. Qu’est-ce que j’attends d’une image, au juste? Qu’elle me dise quelque chose dans sa langue silencieuse, visuelle. Qu’elle me questionne, que cette secousse qui décale mon point de vue devienne elle-même un rituel, une habitude pour rompre le confort de l’œil qui à force de voir ne regarde plus. Je veux qu’elle m’accompagne à travers le temps qui transforme tout, qu’elle devienne un témoin et un repère, bien qu’instable. Quand une image me convainc, je la propose aux autres, car je pense qu’elle peut avoir des choses à leur dire aussi.

Je pense que communiquer à autrui les réponses personnelles (qui en art sont d’ailleurs souvent des questions) que nous avons trouvées peut diviser les chances d’un contact sensible mais quand celui-ci a lieu, il est alors intime. Et quand il est intime, c’est comme si on pouvait respirer un instant, contempler l’événement avant de poursuivre: un lien indicible s’est établi, quelque chose a été partagé, bien que toute transmission soit une traduction. D’ailleurs, c’est peut-être mieux ainsi.

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